Dix ans aux côtés des enfants de Birmanie
Nimalay est une petite association humanitaire franco-birmane, régie par la loi française du 1er juillet 1901. Elle est née en 2015 d'une conviction simple : aucun enfant ne devrait renoncer à l'école parce que sa famille n'en a pas les moyens.
Faciliter l'accès à l'éducation, aux soins et au bien-être des enfants les plus démunis
C'est l'objet même de nos statuts, déclarés en préfecture le 8 décembre 2015. Depuis, nous n'avons pas changé de cap.
Nous intervenons dans l'État Chin, l'une des régions les plus pauvres et les plus isolées de Birmanie, et auprès des familles vivant dans les quartiers défavorisés de Rangoun. Deux contextes très différents, un même obstacle : le coût de la scolarité et la distance qui séparent l'enfant de l'école.
Dans les villages de montagne, rejoindre le collège ou le lycée le plus proche demande des heures de trajet, souvent à pied ou à moto, sur des chemins escarpés. À Rangoun, les frais de scolarité et les fournitures sont hors de portée pour des familles qui peinent déjà à couvrir l'essentiel. Dans les deux cas, l'enfant abandonne.
La Birmanie, et l'État Chin
On nous demande souvent où se trouve l'État Chin. Voici quelques repères sur la région d'où viennent la plupart des enfants que nous accompagnons.
Un pays d'Asie du Sud-Est
La Birmanie — aussi appelée Myanmar — compte environ 55 millions d'habitants. Elle est bordée par la Thaïlande, le Laos, la Chine, l'Inde et le Bangladesh, et couvre environ une fois et quart la superficie de la France.
Une région de montagnes, à l'écart des routes
L'État Chin occupe l'angle nord-ouest du pays, le long de la frontière avec l'Inde et le Bangladesh. Sur 36 000 km² — un peu plus que la Belgique — vivent seulement 480 000 personnes, réparties en petits villages de montagne que relient peu de routes carrossables.
Cet éloignement explique l'essentiel de notre travail. Peu d'habitants dispersés sur un vaste territoire, cela veut dire peu d'établissements : au-delà de l'école primaire, l'offre se concentre dans quelques bourgs, parfois séparés du village par des pistes coupées pendant la mousson. Poursuivre sa scolarité suppose alors de partir vivre ailleurs — c'est la raison d'être de notre foyer scolaire.
des habitants de l'État Chin vivent sous le seuil de pauvreté : le taux le plus élevé des quatorze États et régions du pays
des foyers ruraux de l'État Chin ont un collège accessible, contre 24 % en moyenne nationale
de réussite à l'examen de fin d'études secondaires dans l'État Chin, contre 33 % au niveau national
Depuis 2021, un conflit qui a tout déplacé
La Birmanie traverse depuis 2021 un conflit armé. Le nord-ouest du pays, dont fait partie l'État Chin, est l'une des régions les plus touchées : les Nations unies y recensent près de la moitié des 3,8 millions de personnes déplacées à l'intérieur du pays. Des écoles ont fermé, des familles ont dû partir.
Nos pensionnaires n'ont pas pu retourner dans l'État Chin. Le foyer scolaire, ouvert à Tuithang en 2017, a été transféré à Rangoun, où les enfants poursuivent aujourd'hui leur scolarité. Ils ne rentrent plus chez eux, même pendant les vacances.
Sources : recensement national de 2014, Programme des Nations unies pour le développement, Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies (2026). Fond de carte : geoBoundaries (CC BY 4.0) et Natural Earth.
L'école seule ne suffit pas
Un enfant n'apprend pas s'il a faim, s'il est malade, ou s'il n'a nulle part où dormir près de son école. Chacune de nos actions part de cette réalité.
Une approche globale
Nos interventions combinent l'accès à la scolarité avec des actions de nutrition, de santé, d'hygiène, de bien-être et de soutien aux familles. Nous ne finançons pas seulement des frais d'inscription : nous levons, un par un, tous les obstacles qui éloignent un enfant de la classe.
Ancrée dans le terrain
Chaque projet est conçu avec les familles et les communautés locales, à partir de besoins qu'elles ont elles-mêmes identifiés. Cette proximité nous permet de déployer des actions ciblées, sans intermédiaire et sans hors-sujet.
Inscrite dans la durée
Nous suivons chaque enfant individuellement, année après année, jusqu'à son autonomie financière — études supérieures ou formation professionnelle. L'engagement ne s'arrête pas à la fin de l'année scolaire.
L'éducation d'un enfant a un impact qui dépasse sa réussite personnelle : elle transforme aussi la vie de sa famille et le développement de sa communauté.
Une présence permanente sur place
L'un des fondateurs de Nimalay vit en Birmanie et y est engagé depuis plus de quinze ans. Il est bénévole, comme l'ensemble de l'équipe.
Cette connaissance intime du contexte local — la langue, les institutions, les familles, les rythmes scolaires, les distances réelles — est ce qui nous permet d'adapter chaque action aux besoins réels des populations plutôt qu'à des besoins supposés depuis la France.
C'est aussi ce qui rend possible le suivi individuel de chaque enfant parrainé, et la garantie que les fonds arrivent bien là où ils ont été promis.
année de création de l'association
d'expérience de terrain en Birmanie
Où va votre argent
Le travail de Nimalay est rendu possible par la générosité de ses donateurs, de ses partenaires et de ses bénévoles. Chaque contribution est intégralement affectée au projet choisi : 100 % des fonds servent aux actions prévues.
Nos dons sont collectés via HelloAsso, plateforme de paiement française régulée qui ne prélève aucune commission sur les dons aux associations. Le don que vous faites arrive dans son intégralité.
Parce que nous sommes présents sur le terrain, la gestion est directe : pas de chaîne d'intermédiaires entre votre don et l'enfant qu'il aide.
Nos partenaires institutionnels et associatifs
Ces collaborations, menées au fil des années, témoignent de notre sérieux et de notre capacité à conduire des projets durables.
« I Wanna Go to School »
Un court film que nous aimons, sur l'envie d'aller à l'école.
Rejoignez-nous
Chaque enfant mérite une chance de grandir, d'apprendre et de rêver. En soutenant Nimalay, vous leur en donnez les moyens.