Reportage · Rentrée 2026

La rentrée, c'est en juin

En Birmanie, l'année scolaire ne commence pas en septembre. Début juin, nos pensionnaires ont repris le chemin de l'école — et neuf enfants du Drop-In Center l'ont pris pour la première fois.

1 Au foyer scolaire, à Rangoun

Tous les pensionnaires du foyer réunis en uniforme sur la terrasse, leurs sacs alignés devant eux
Le matin du premier jour Chemise blanche, longyi vert : l'uniforme est le même dans tout le pays, de la primaire au lycée. Devant eux, les cartables alignés — comme les uniformes et les fournitures, ils font partie de ce que le foyer prend en charge.

Pendant les trois mois de vacances, le foyer ne se vide pas. Nos pensionnaires viennent de villages isolés de l'État Chin et la guerre civile leur interdit de rentrer chez eux. Le foyer est leur maison à l'année.

Alors la rentrée n'est pas un retour : c'est le moment où le quotidien reprend. L'école, les enseignants, les camarades de classe. Ils l'attendaient.

Quatre des plus jeunes filles du foyer, en uniforme, leur sac sur l'épaule
Les plus jeunes Le thanaka sur les joues, le sac déjà sur l'épaule.
Trois garçons en uniforme sur la terrasse du foyer, pouce levé
Prêts Pieds nus sur la terrasse, le temps de la photo.
Cinq lycéennes du foyer scolaire, en uniforme, à la rentrée
Les grandes Celles qui sont arrivées petites et qui passent aujourd'hui leurs examens de fin de secondaire. L'une de nos pensionnaires a décroché le sien en mars dernier — la première.
Des enfants installés dans une remorque attelée à une moto, sous un parasol, sur une route détrempée
Le trajet Juin, c'est aussi la mousson. On part quand même : une moto, une remorque, un parasol pour tout le monde.

2 Au Drop-In Center, la première fois

À quelques kilomètres de là, le Drop-In Center accueille depuis plus d'un an des enfants déscolarisés des quartiers défavorisés de Rangoun. Ils viennent y apprendre, retrouver un rythme, reprendre confiance. Le but, dès le départ, était de les ramener à l'école quand ce serait possible.

Pendant les vacances, l'équipe a accompagné les familles dans leurs démarches pour réunir les documents nécessaires à une inscription. Début juin, neuf enfants ont fait leur rentrée. Ils ont rejoint une classe spéciale, qui permet de rattraper progressivement les années perdues.

Neuf enfants du Drop-In Center alignés sur un chemin de terre, brandissant leurs cahiers et leurs crayons
« Pour certains, c'était la toute première rentrée de leur vie » Pour les autres, un retour après plusieurs années d'interruption. Cahiers et crayons levés, sur le chemin de l'école.
Les enfants du Drop-In Center portant leurs cartables neufs, alignés sous un arbre
Les cartables Les mêmes que ceux du foyer. Inscription, scolarité, uniformes, chaussures, fournitures : tout est pris en charge, pour qu'aucune famille n'ait à choisir entre l'école et le reste.
Les neuf enfants du Drop-In Center bras dessus bras dessous, en uniforme, badge de l'école autour du cou
Le badge autour du cou Chaque matin avant les cours, ils passent par le centre : devoirs, leçons, anglais et informatique.

Retourner à l'école est une chose. Y rester en est une autre. C'est là que se joue la suite.

Une année scolaire, c'est concret

Frais de scolarité, uniformes, fournitures, trois repas par jour, le suivi médical et un lit toute l'année, vacances comprises. C'est ce que couvre un parrainage.

Photos et témoignages publiés par l'équipe de Nimalay à Rangoun, juin et septembre 2026. Toutes les actualités